Georges Meredith - "La couronne de l'amour"


Oh ! Si je pouvais te porter dans mes bras,
Tel le jeune amant, chanté par le ménestrel
Qui avait si glorieusement gagné
L'amour de la belle Princesse de France

Lui qui a posé un amour aussi élevé,
Doit maintenant porter son précieux fardeau
Et gravir sans s'arrêter comme décrété par le valeureux roi
Jusqu'au point où elle se fond dans le ciel

Sans aucune hatte, il la porte
Et ne s'arrête pas pour reprendre son souffle
Car c'est au sommet qu'il pourra la conquérir,
Mais c'est dans la mort qu'elle fut conquise.


(Millais - "La couronne d'amour") 

Maurice Carème - "La courte paille"



III La reine de coeur 

Mollement accoudée
A ses vitres de lune,
La reine vous salue
d’une fleur d’amandier.


C’est la reine de cœur.
Elle peut, s’il lui plait,
Vous mener en secret
Vers d’étranges demeures


Où il n’est plus de portes,
De salles ni de tours
Et où les jeunes mortes
Viennent parler d’amour.


La reine vous salue;
Hâtez-vous de la suivre
Dans son château de givre
Aux doux vitraux de lune. 



( François Clouet - "Marie Stuart, portant la tenue de deuil des reines de France")